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lundi 23 janvier 2017

Pourquoi appelle-t-on un chat un chat ?

Pourquoi appelle-t-on un chat un chat ? 

 « Poser un lapin », « Donner sa langue au chat »...  La langue française regorge de ces expressions populaires qui emploient des noms d'animaux. Mais connaissez-vous leur origine ?
Le Figaro vous propose de revenir sur cinq de ces locutions. La Fontaine en son temps l'avait bien compris. «Je me sers d'animaux pour instruire les hommes» écrivait-il à Louis de Bourbon, fils de Louis XIV. Tantôt le corbeau, le renard, l'aigle, la cigogne ou la tortue, le comportement des bêtes était pour lui le reflet de celui des humains. Il n'est pas étonnant qu'ils aient aussi inspiré nombre de ces locutions anthropomorphiques. Leur utilisation est si courante que les noms d'animaux passent inaperçu. En un petit bestiaire, la rédaction du Figaro passe en revue pour vous, quelques-unes de ces expressions.

 ● «Avoir une faim de loup» 12h30 au boulot, mon ventre gargouille, j'ai déjà une «faim de loup». Mais d'où vient l'expression? Omniprésent dans l'imaginaire collectif, le loup l'est aussi dans les adages populaires. Le «grand méchant» loup incarne la cruauté et la voracité dans les contes et légendes. Sous sa forme actuelle, la locution s'est répandue dès le XIXe siècle. Bonus : À noter que la faim est aussi associée dans les langues étrangères à des prédateurs. Ainsi, si Bulgares, Serbes et Italiens parlent aussi d'une «faim de loup», les Anglais utiliseront le faucon, les Brésiliens le lion, et l'ours pour les Allemands.

«Donner sa langue au chat» Le chat emporte très probablement la palme en la matière. On le trouve partout sur les réseaux sociaux sous forme de GIF, émoticônes et autres photographies. Si le félin est pour le moins populaire auprès des internautes, il est aussi très présent dans les tournures idiomatiques de la langue de Molière. À l'origine, «jeter sa langue au chien» (Madame de Sévigné, lettre à sa fille, 3 février 1676), l'expression signifie aujourd'hui «renoncer à trouver la solution d'une énigme, d'une devinette». L'emploi du «chat» et du verbe «donner» est dû au souci d'édulcorer la locution qui s'est répandue dans la seconde moitié du XIXe siècle.

«Se regarder en chiens de faïence» «Avoir un mal de chien», «C'est une vie de chien», «Être entre chien et loup»... Le chien fait des siennes. Ce fidèle compagnon de l'homme est également très présent dans le paysage linguistique français. La locution date de la fin du XVIIe siècle. Elle provient des chiens en faïence, ces figurines qui ornaient les cheminées ou autres éléments du mobilier domestique, et se faisaient souvent face. «Faïence» est issu de l'italien «Faenza», ville où est née cette sorte de poterie en terre émaillée de bleu et blanc, faite d'argile et d'étain. Deux personnes se «regardent en chien de faïence», lorsqu'elles s'observent face à face, de façon agressive, se toisent du regard.

«Poser un lapin» Ce petit mammifère à longues oreilles, vedette des animaux domestiques, se retrouve lui aussi dans nos idiomes. Si l'on remonte au XIXe siècle, l'expression était employée lorsqu'un homme ne rétribuait pas les faveurs d'une prostituée. Il lui «posait un lapin». Toujours liée à l'idée d'attente qui n'est pas comblée, elle s'utilise à présent au sens de ne pas venir à rendez-vous. Ça alors, c'est vache!

«Revenons à nos moutons!» Avec sa toison laineuse, il fournit la matière souple et chaude de nos chandails. Du gaulois «multo» qui signifie «mâle castré», le mouton se retrouve à de multiples reprises dans la littérature française, chez La Fontaine, Saint-Exupéry notamment. La bête est souvent symbole de conformité. Rappelons, dans cette veine, la célèbre histoire du mouton de Panurge, que l'on doit à Rabelais. Panurge voulant se venger d'un berger acheta le meneur de son troupeau. Il jeta alors la bête à l'eau et tous les autres suivirent. Mais, revenons à nos moutons! Cette expression est datée du XVe siècle. On la trouve pour la première fois, dans une comédie intitulée La Farce de Maître Pathelin la locution sous la forme suivante: «La cour de telle baveries? / Sus, revenons à ces moutons! / Qu'en fut-il?». L'auteur de la pièce de théâtre est anonyme, mais son expression est restée dans le parler courant.

Par Chloé Cosson
Publié le 19/01/2017 à 06:00

http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2017/01/19/37003-20170119ARTFIG00006-pourquoi-appelle-t-on-un-chat-un-chat.php

jeudi 19 janvier 2017

Faire des études ou un stage à l'étranger, un bagage pour la vie

S’émanciper sans pour autant s’exiler loin, découvrir un pays d’Europe mal connu, améliorer son anglais sans passer par de coûteuses études aux Etats-Unis, côtoyer des étudiants de multiples pays et vivre une expérience du type « auberge espagnole », construire un réseau qui servira plus tard pour un job… Il existe mille et une raisons de partir étudier en Europe. Chaque étudiant a sa propre combinaison. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Europe n’est pas, de loin, un choix de second ordre. 

Quentin Chatard, 22 ans, « s’éclate » à Göteborg, en Suède. En deuxième ­année à l’Idrac Business School, une école de commerce tournée vers l’international, il effectue un stage de six mois chez Volvo. S’il a choisi cette destination, c’est d’abord pour son CV : « J’ai emprunté pour financer mes études et j’en attends une rentabilité. Ce stage va me permettre de perfectionner mon anglais et de me faire un réseau. En plus de ­découvrir une autre culture de travail et une autre mentalité. » 

Un appétit de découverte

Quentin calcule chaque étape de son parcours pour mettre toutes les chances de son côté et décrocher, à sa sortie de l’école, un CDI. « Aujourd’hui, pour entrer sur le marché du travail, on demande de l’expérience, explique-t-il, et, comme on est cinquante pour un poste, il faut se ­démarquer. » En plus de l’anglais et de l’espagnol qu’il a amélioré en travaillant deux mois au Mexique, il bûche le ­suédois – « ça peut faire la différence ». Partir en Suède est donc, pour lui, une décision mûrement réfléchie. Il avait « une piste » aux Etats-Unis. Mais il préfère la garder éventuellement pour sa dernière année d’études. 

Alexandre Thomas, 24 ans, est en cinquième année à l’Ecole nationale supérieure en systèmes avancés et réseaux, qui fait partie de l’Institut national polytechnique de Grenoble. Il a passé le premier semestre à l’université de sciences et technologies de Cracovie, en Pologne. Puis il a enchaîné avec un stage à la ­banque HSBC à Londres. Parti par le programme européen Erasmus, il a vécu, à Cracovie, en colocation avec d’autres étudiants étrangers. Parce qu’il a suivi les cours en anglais à la fac, il n’a pas été simple pour lui de rencontrer des Polonais, alors que, comme beaucoup, il était parti avec un appétit de découverte. « Heureusement mon colocataire avait un parrain polonais [un tuteur dans le programme Erasmus] très ouvert. Grâce à lui, j’ai pu découvrir une culture très ­différente de la nôtre. » 

« Aujourd’hui, comme on est cinquante pour un poste, il faut se démarquer  » Quentin Chatard étudiant à l’Idrac, stagiaire en Suède 

Alexandre pointe le risque, dans ces séjours, de perdre son temps au niveau des études. Il s’était renseigné avant de partir : « J’avais vu qu’il y avait des cours qui complétaient ceux dispensés dans mon école. Celui que j’ai suivi sur les mathématiques financières m’a même aidé à trouver mon stage chez HSBC. » Les pays lointains, ce sera pour plus tard, une fois diplômé. « J’irais bien un an ou deux en Asie en VIE [volontariat international en entreprise] », dit-il. Comme lui, beaucoup se voient ainsi débuter à l’étranger, en quête d’aventure et surtout jugeant le marché de l’emploi bouché en France. 


Nouer des contacts 

En troisième année à l’Idrac, Ophélie Merlin, 21 ans, est entre deux séjours. En 2015, elle a passé un semestre dans une université de Shanghaï, partenaire de son école. A la rentrée, elle partira étudier un an à l’université de Dublin : « Pour l’anglais d’abord, mais aussi pour mon développement personnel et pour la ville cosmopolite qui va me permettre de rencontrer des tas de gens différents. » Elle espère s’intégrer – « à Shanghaï, nous étions beaucoup entre nous » – et, pourquoi pas, nouer des contacts qui lui serviront plus tard. 

Geoffrey Renimel, 26 ans, a séjourné un an en Erasmus en République tchèque durant sa troisième année de langues étrangères appliquées à l’université de Bretagne-Sud, à Lorient. « Au départ, je voulais aller en Espagne, mais ça n’était pas possible aux dates où je partais. Mon université m’a alors proposé Ceske ­Budejovice, une ville tchèque de taille moyenne, très étudiante, et j’ai accepté », explique-t-il. Pour ses études, il avoue que cela a été d’un intérêt modéré. Les cours de langues étaient trop faciles. Au second semestre, il s’est inscrit à de plus difficiles, ainsi qu’à des cours hors de sa spécialité mais dispensés en anglais ou en espagnol – sur l’économie, le commerce, la littérature américaine au XIXe siècle… Le grand intérêt, Geoffrey le voit dans la maturité et l’autonomie qu’il a acquises. « Ce séjour a marqué une coupure avec ma famille, confie-t-il. J’ai aussi dû gérer mon propre budget, car je vivais avec ma bourse d’environ 300 euros par mois. Surtout, j’ai appris à m’adapter à des personnes de toutes les cultures. Nous n’étions pas plus d’une trentaine d’étudiants étrangers mais venus de partout – Turcs, Russes, Macédoniens, Finlandais, etc. » 

Depuis, Geoffrey Renimel a fait de la route. Après son master, il est parti un an en Nouvelle-Zélande, où il a enchaîné les petits boulots. Puis il a voyagé en Indonésie, au Vietnam et à Singapour. Pour lui comme pour beaucoup, l’Europe aura été une rampe de lancement. 

vendredi 13 janvier 2017

Quelques expressions françaises...


Avoir du foin dans ses bottes : être riche

Bassiner quelqu'un : ennuyer quelqu'un par des instances réitérées

Brave comme saint George : téméraire et courageux

C'est la mer à boire : locution employée pour indiquer qu'une chose est impossible à faire ou tout au moins présente de très grandes difficultés

C'est son dada : c'est son idée favorite

C'est une autre paire de manches : c'est une autre affaire, c'est bien différent

Chercher la petite bête : être tatillon, critique à l'excès

Chercher midi à quatorze heures : c'est faire des recherches inutiles sans fondement et sans résultat ; en un mot, se donner beaucoup de peine pour rien

Donner du fil à retordre à quelqu'un : c'est charger une personne d'une besogne qu'elle ne peut faire sans se donner beaucoup de mal

En parlant du loup on en voit la queue : cela se dit quand une personne dont on parle survient inopinément

Dormir sur les deux oreilles : signifie être parfaitement tranquille

Entre chien et loup : à la tombée du jour

Il faut tourner sept fois la langue dans la bouche avant de parler : il importe de bien réfléchir aux paroles qu'on veut dire, avant de les laisser échapper

L'habit ne fait pas le moine : il ne faut pas s'en rapporter aux apparences extérieures pour juger une personne

La nuit, tous les chats sont gris : dans l'obscurité on ne peut guère distinguer la forme et la couleur des objets

Les jours se suivent, mais ils ne se ressemblent pas : la vie est une succession d'événements heureux ou malheureux

Mettre de l'eau dans son vin : revenir d'un emportement passager et rentrer dans la modération

Poser un lapin : manquer à un rendez-vous

Prendre ses jambes à son cou : s'enfuir très vite

Quand on parle du loup on en voit la queue : employé lorsqu'on voit arriver dans une réunion pour une personne qui n'était pas attendue et qui faisait le sujet de la conversation

Rire jaune : rire de manière forcée, en dissimulant mal un mécontentement, un dépit, une gêne

Tout vient à point à qui sait attendre : il faut attendre en toute chose avant de vouloir recueillir des résultats

Tuer le temps : ne savoir qu'en faire et le perdre







mercredi 11 janvier 2017

Les 8 clichés sur les français

LES FRANÇAIS SONT FAINÉANTS

Les français sont très connus pour leur paresse. Entre les grèves, les vacances, les RTT... Et lorsque l'on veut se mettre au travail, il y a les jours fériés. Ce n'est pas de notre faute. Et pourtant, notre pays est au 23ème rang des pays les plus productifs au monde. Sur 144 c'est pas si mal.


LA FRANCE EST ROMANTIQUE

Et plus particulièrement Paris qui est romantique, et qui fait rêver pour son cadre, ses beaux monuments et architectures. On nous envie de beaux selfies devant la Tour Eiffel ! 


LE FRANÇAIS EST UNE LANGUE TRÈS SEXY 

Les étrangers ont souvent tendance à se moquer de notre accent lorsque nous parlons anglais. Mais en réalité, la touche française les fait vraiment craquer ! 


LES FRANÇAIS SONT RÂLEURS 

Oui, c'est vrai, nous nous plaignons souvent. En même temps, quand on prend le métro à 8h du matin en heure de pointe, avec des voyageurs qui poussent, qui mâchent leur chewing-gum la bouche ouverte, et qui hurlent au téléphone, on n'a pas envie de sourire ! (Et oui, on râle encore !) 


LE BÉRET, LA BAGUETTE ET LA BOUTEILLE DE VIN 

Et on mange des croissants tous les matins aussi ? Le repas typique du français : du foie gras, du camembert, du vin et du pain. On aimerait bien. Evidemment, on va chercher la baguette avec le béret, accessoire à la pointe de la mode en 2015 !


LES FRANÇAIS SONT CHICS ! 

La mode et  la gastronomie représentent l'élégance française. Toujours bien habillés, et à l'affût des nouvelles tendances culinaires.


LES FRANÇAIS SONT SALES 

Quoi ? Mais pourtant, personne n'a jamais osé l'avouer. Que ceux qui ternissent l'image de la France se dénoncent ! 


LA FRANCE EST LE PLUS BEAU PAYS DU MONDE 

Ça, c'est nous qui l'avons inventé. Et c'est ce stéréotype qui semble le plus réaliste.


Et vous, que pensez-vous de ces stéréotypes ?




lundi 9 janvier 2017

Bibliothèques, paniers repas et mots doux : ce que veulent les usagers du métro parisien


La deuxième phase de la consultation lancée par la RATP auprès des usagers débute ce lundi. Les internautes peuvent voter pour les cinq idées de services innovants qu'ils préfèrent parmi les quinze proposées.

Une application RATP disponible hors connexion ou de faux tableaux de bord installés à l'avant des rames de la ligne 14 pour les enfants? Les internautes ont jusqu'au 30 janvier pour trancher. Après avoir demandé à ses usagers de proposer leurs idées pour améliorer le métro parisien, la RATP présente à partir de ce lundi les 15 suggestions retenues et soumises au vote.

Plusieurs sont destinées à améliorer l'information des usagers sur le fonctionnement de leur station et du métro, comme une fonctionnalité signalant les problèmes d'escalators ou les sorties fermées directement dans l'application RATP ou une autre indiquant le numéro de la sortie à prendre lors des calculs d'itinéraire. Mais d'autres s'orientent plutôt vers l'amélioration de la vie en station et le développement de nouveaux services, comme l'installation de relais colis dans les stations ou la distribution de paniers de légumes locaux dans les gares.

Améliorer le vivre-ensemble
Les usagers ont également à cœur de mieux vivre ensemble, dans des espaces où la convivialité n'est pas toujours de mise. L'une des propositions évoque l'installation de «purificateurs d'air» dans les couloirs du métro, une autre le dépôt de «petits mots positifs» sur une plateforme en ligne, qui seraient ensuite diffusés dans les rames, afin de «co-créer du bonheur et de l'optimisme».

Ce vote constitue la deuxième phase d'une vaste consultation lancée en novembre par la RATP pour moderniser les services proposés sur son réseau. L'entreprise a sondé ses usagers pour savoir quelles fonctionnalités ils souhaiteraient voir se développer dans les rames, les stations de métro ou les gares RER. Quinze propositions doivent désormais être départagées par les internautes et «entre trois et cinq», parmi celles qui ont recueilli le plus de votes, seront finalement retenues et mises en place par la RATP. Verdict le 6 février...