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jeudi 25 mai 2017

Star Wars : La Guerre des étoiles fête ses 40 ans

VIDÉO - Le 25 mai 1977, le premier film de la saga intergalactique imaginée par George Lucas sort sur les écrans. 40 ans après, les aventures de Luke Skywalker et consorts battent toujours des records mondiaux au box-office.




LucasFilm célèbre ce jeudi 25 mai le 40e anniversaire de la sortie du premier épisode - en fait l'épisode IV (NDLR) - de sa fameuse saga Star Wars, qui a été projetée à l'époque dans seulement 32 cinémas. George Lucas lança alors une franchise qui allait générer quelque... 7,7 milliards de dollars.
En 1977, personne n'a jamais entendu parler de sabre laser ou de bikini en cuivre. «Que la Force soit avec vous» n'est pas encore un cri de ralliement interplanétaire. Mais l'histoire du cinéma vit un tournant. George Lucas, un jeune réalisateur de 33 ans, s'apprête à sortir son troisième film, une saga intergalactique racontant la lutte entre le bien et le mal, avec en vedette un fils d'agriculteur à la paternité assez floue...
Quarante ans plus tard, Star Wars est devenu la franchise cinématographique la plus rentable de tous les temps, et la religion Jedi est même officielle dans plusieurs pays. «Je suis à court d'adjectifs hyperboliques pour décrire le pouvoir de Star Wars, c'est le porte-étendard ultime», confie à l'AFP Shawn Robbins, analyste du site spécialisé BoxOffice.com. Et il ajoute: «Quatre décennies de records, de divertissements d'un nouveau genre à travers les films, la télévision les jeux vidéo, les jouets, les livres et tout le reste de la marque, c'est assez parlant.»
Le premier film, sorti le 25 mai 1977 a un budget très raisonnable de 11 millions de dollars. Diffusé initialement dans seulement 32 salles, il rapporte 1,6 million de dollars pour son premier week-end d'exploitation.

Les héros étaient presque inconnus

Avec des acteurs alors peu connus, Mark Hamill (Luke Skywalker), Carrie Fisher (Princesse Leia) et Harrison Ford (Han Solo), le film profite d'un formidable bouche-à-oreille. Les files d'attente devant les cinémas sont vite phénoménalement longues. Au final, ce premier opus va engranger 221,3 millions de dollars en salles, des recettes qui doubleront avec les différentes rééditions opérées au fil du temps par 20th Century Fox.
L'avant-première s'était déroulée à l'emblématique cinéma Chinese Theater de Los Angeles, où le film a été diffusé à guichets fermés cinq fois par jour durant plus d'un an, selon Levi Tinker, l'historien des lieux. Celui-ci se rappelle que les foules denses de spectateurs ont littéralement usé jusqu'à la corde en quelques mois la moquette du cinéma. Les deux épisodes suivants, L'Empire contre-attaque (1980) et Le retour du Jedi (1983) ont engrangé plus de 200 millions de dollars chacun.
Toutefois, les trois films suivants sortis entre 1999 et 2005, dont l'histoire se situe chronologiquement avant les films sortis en 1977, 1980 et 1983, ont été considérés comme moins réussis. George Lucas, habilement, revend sa franchise à l'empire Disney en 2012 pour la coquette somme de 4 milliards de dollars.
La compagnie fondée par Walt Disney donne un nouveau souffle à la saga avec l'annonce d'une nouvelle trilogie, à laquelle elle superpose trois films écrits autour d'histoires transversales. Le pari est vite gagné, les nouveaux producteurs font un chiffre d'affaires de 3 milliards de dollars avec leurs deux premières réalisations.

Les fans n'éprouvent aucune lassitude

Le prochain opus, Les derniers Jedi, est attendu pour le mois de décembre. L'histoire se déroulera juste après celle du Réveil de la Force (2015), qui est devenu l'un des trois films de la série à engranger 2 milliards de dollars, après avoir réussi le meilleur début de l'histoire en Amérique du Nord.
Les derniers Jedi pourrait battre ces chiffres, surtout quand on considère les bons retours dont ont bénéficié Le Réveil de la Force et Rogue One: tout est en place pour que ce soit un blockbuster absolu», estime Paul Dergarabedian, analyste de la firme comScore.
Et Jeff Bock, de l'entreprise spécialisée Exhibitor Relations, ajoute que le décès soudain de Carrie Fisher fin décembre donnera aux Derniers Jedi un coup de pouce supplémentaire, comme ceux dont ont bénéficié Fast and Furious 7 et The Dark Knight rises après les disparitions de Paul Walker et Heath Ledger.
Il semble donc peu probable que la série s'arrête en 2020: difficile de renoncer à des films qui rapportent 1 à 2 milliards de dollars chacun, même si une lassitude pourrait gagner les fans. «Tout comme l'univers, Star Wars va continuer à s'étendre vers l'infini», imagine Jeff Bock. «Selon moi il n'y a littéralement aucune fin en vue pour cette franchise».

 Star Wars en 1977, la première Guerre des étoiles




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  • mercredi 24 mai 2017

    Cannes, ville du festival du ciné, d'oú vient ton nom?

    Cannes d'où vient ton nom?

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    Vue de la ville de Cannes.
    ORIGINE DES NOMS DES VILLES - La rédaction du Figaro vous propose de redécouvrir chaque semaine l'origine du nom des métropoles françaises. Aujourd'hui, il est question de la perle des palaces, bien nommée Cannes.
    Quels grands noms ses artères mondaines et ses plages de sable ne virent-elles pas passer? Gérard Philippe, le grand interprète de Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir, Claude Bolling, le compositeur du Magnifique ou encore Jean Ricardou, célèbre écrivain et théoricien du Nouveau Roman. Le lieu de villégiature hivernale et princiale abrita les plus grands artistes de ces derniers siècles, tels Chateaubriand, Stendhal, Victor Hugo, Renoir et Jean-Gabriel Domergue. Le grand Pablo Picasso, lui-même, y trouva son havre de paix pour composer son paradis bleu nommé La baie de Cannes.
    Cannes. Son nom seul suffit à nous inspirer de ses airs marins et de ses marches cinématographiques où triomphèrent avec majesté, dans le désordre, Quentin Tarantino, Jane Campion, Ken Loach ou Jacques Audiard en 2015. Qui sait encore quelles autres histoires s'écriront sur ce tapis rouge et qui remportera son prestigieux graal? La perle des palaces regorge de mille et un récits. Mais pourquoi Cannes s'appelle Cannes?
    Au risque d'en décevoir certains, la cité marine ne possède pas comme sa consœur niçoise, une étymologie exclusive. S'il ne fait aucun doute sur le passé millénaire de la station balnéaire, il demeure toutefois impossible dans l'état actuel de la linguistique d'apporter une réponse partiale à sa toponymie. En effet, la ville de Cannes ne posséderait pas une, mais deux histoires!

    Un abri de pêcheurs

    Remontons un instant le cours du temps. Cannes n'est pas encore la ville mondiale du cinéma ni même la mégapole de l'héliotropisme en France. Si la petite bourgade est connue dès l'Antiquité, elle n'a pas pour autant les prétentions commerciales de ses voisines, Marseille, Antibes, Monaco ou encore Nice qui sont des villes comptoirs. Entourée en son arrière-pays par «des habitations et sites fortifiés remontant à l'âge du bronze», nous précise Christophe Roustan Delatour, directeur adjoint du musée de la Castre, l'ancêtre de Cannes est originellement «un modeste village de pêcheurs».
    «Fondée en 997 au pied d'une colline servant de vigie à la Seigneurie de Rodoard, Prince d'Antibes [...] Cannes n'est jusque-là qu'un petit abri de pêche envahi de roseaux, dénommé Portu Canuae», confirment les Archives de Cannes, qui ont précieusement conservé la chronologie des années fondatrices de la perle de la Méditerranée. Mais voilà toute la grandeur de Cannes! Si l'on se fie en effet aux premières étymologies de notre belle cité, Cannes ou en latin Canna, devrait son nom à ses «roseaux». Une plante endémique dans la région qui vit d'ailleurs la naissance d'une variété appelée «Canne de Provence».

    Un village perché sur les hauteurs

    L'anecdote est belle. «Mais pourquoi devrions-nous retenir celle-ci?» s'interroge Christophe Roustan Delatour. «Certes, il y eut beaucoup de roseaux à Cannes, mais il y en eut également en dehors de sa cité. Il n'y a donc pas de raison pour que Cannes ait pris ce nom et pas les autres communes environnantes sur le littoral.»
    Alors d'où viendrait donc notre belle Cannes? De la femelle du canard? d'un bâton? d'un sport de combat? Point du tout! «S'il existe une deuxième étymologie, celle-ci nous vient alors d'une racine celtique: Kan ‘le sommet, le haut lieu'». En 999, nous rappellent les Archives cannoises, le Comte d'Antibes autorise la construction d'une fortification sur la colline de Portu Canuae par un certain Marcellus. Forte de son nouveau château fort, la ville s'enforcit et peut alors s'étendre sur ses hauteurs. «Un lieu que la population baptisera «le Suquet», nom provençal signifiant «la tête» ou «le petit sommet».
    En hommage à ce berceau de «la vieille ville de Cannes, situé en ‘hauteur', certains feront ainsi naître le nom de notre chère cité dans celui de Kan: le sommet», explique Christophe Roustan Delatour. Preuve de cette assertion? «On retrouve cette racine dans d'autres noms de villes comme celle de Cagnes sur mer, qui est elle-même un village perché du littoral.»
    Cannes est-elle née sur les hauteurs de ses terres ou au creux de ses baies, dans les roseaux? Chacun se fera son avis et son histoire. Celle qui changea de nom au fil du temps, passant de Canuae à Canna ou Kan demeure en tout cas aujourd'hui comme l'une des plus belles cités du littoral français.
    http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2017/05/24/37003-20170524ARTFIG00009-cannes-d-o-vient-ton-nom.php

    mardi 23 mai 2017

    À Saint-Emilion, le festival de philo plus attendu qu'un grand cru

    Dans le village du Bordelais, plusieurs milliers de visiteurs sont attendus au festival Philosophia qui ouvre ce mercredi sa onzième édition. Au programme cette année, le thème du «corps», qui devrait déchaîner les passions philosophiques.




    «Nous allons à Saint-Emilion, à un festival de philo». La seconde partie de la phrase fait sourire l'interlocuteur qui, incrédule, connaît davantage le village bordelais pour ses dégustations. Depuis une décennie pourtant, ils sont des milliers à avoir goûté au plaisir de la philosophie dans les ruelles médiévales, les vignes, les cloîtres et les caves de Saint-Emilion, dans le vignoble de Pomerol ou la bastide de Libourne. L'année dernière encore, pour les dix ans du festival Philosophia, ils étaient 5.500 à avoir fait le déplacement.

    C'est en 2007 que le metteur en scène Éric Le Collen lance ce festival, après avoir eu un «coup de cœur» en se rendant à celui de Modène, créé en 2001. Depuis, le «Filosofia» italien sert de modèle au «Philosophia» de Saint-Emilion. «Les vieilles pierres font résonner magnifiquement la pensée», explique la directrice du festival, Cécile Dégrois, très attachée à la dimension «festive» de l'événement. «Beaucoup de personnes privées ouvrent leurs portes et nombreux sont les bénévoles. S'ils ne sont pas eux-mêmes philosophes, ils sont heureux de cette proximité avec les grandes voix de la pensée», explique-t-elle, se souvenant de l'émotion de l'un d'eux qui avait pu discuter deux heures durant avec le philosophe Marcel Conche, 95 ans aujourd'hui, en le convoyant jusqu'au festival.
    Le philosophe Raphaël Enthoven réalise sa conférence devant un alignement de cuves de vinification.
    Après le «pouvoir» en 2015 et la «culture» en 2016, la quarantaine d'intervenants invités pour la 11ème édition de Philosophia débattront cette année, du 24 au 28 mai, du thème du «corps», choisi par l'association «Idées Nouvelles», qui organise le festival. Dans cette cité classée au patrimoine mondiale de l'Unesco, philosophes, scientifiques, anthropologues, artistes ou œnologues feront œuvre d'éducation populaire. Discussions, ateliers, balades, apéros, séances de cinéma, concerts, spectacles… tous les formats sont bons pour philosopher lors des dizaines d'événements, gratuits pour la très grande majorité, organisés pendant cette «fête de l'esprit».
    Les philosophes au contact de la foule des promeneurs
    Le sujet du «corps», plus concret que les thèmes des années précédentes, mais qui suscite depuis des siècles de vives querelles théoriques, a la particularité de faire résonner l'univers parfois abstrait de la pensée et le monde de l'expérience, ressentie par tous. «Le corps est au cœur des débats sociétaux de notre époque, c'est un enjeu qui intéresse chacun de nous. Nous avons tous un corps!», lance, enthousiaste, Cécile Dégrois.
    Si la philosophie a le vent en poupe, comme en témoigne le succès de nombreux essais philosophiques dans les rayons de librairie, le festival de Saint-Emilion en est l'une des plus belles illustrations. Son ambition? «Offrir à tous, connaisseurs, passionnés, amateurs ou simples curieux, le plaisir d'apprendre et de comprendre», expliquent les organisateurs qui, reprenant une formule de Raphaël Enthoven, veulent faire «descendre la philosophie dans la rue mais sans la mettre sur le trottoir».
    Les conférences sont accessibles, mais elles n'en sont pas moins exigeantes. Il y a quelque chose d'antique dans cette démarche du festival Philosophia. Aristote, qui avait fondé à Athènes une école de philosophie, le Lycée, enseignait le matin à ses disciples les plus savants, mais le soir, enseignait de façon plus accessible à tous ceux qui souhaitaient s'initier à sa pensée. Sa méthode? La promenade, peripatos en grec. Dans cet esprit antique, le festival de Saint-Emilion est une grande balade dans un lieu idyllique, avec des philosophes qui, le temps de quelques jours d'été, quittent leur chaire universitaire pour se mêler à la foule des promeneurs. Philosophia propose d'ailleurs des «balades philosophiques» dans les champs. Cette année, c'est l'écrivain Olivier Bleys, qui y évoquera «le corps en marche»... sans rapport avec l'actualité politique.
    Les «balades philosophiques» sont une spécialité de Philosophia. Cette année, l'écrivain Olivier Bleys parlera de la marche.
    Des «bases neuronales» à la «jouissance», le corps vu sous tous ses angles
    On pourra aussi écouter le neurologue Lionel Naccache situer le cerveau «quelque part entre le corps et l'esprit», le philosophe Michael Foessel, de l'Ecole Polytechnique, parler du «corps nocturne» qui «prémunit contre les lumières trop crues et les lucidités prématurées», Martin Legros, rédacteur en chef de Philosophie Magazine, proposer une petite histoire philosophique du corps de Platon à Merleau-Ponty ou le philosophe Thierry Hoquet et l'informaticien Pierre-Yves Oudeyer évoquer les robots, qui obligent à repenser les limites de nos propres corps.
    Tandis que l'astrophysicien Jean Audouze décrira les corps célestes et que la philosophe Céline Spector interrogera, à travers l'Europe, l'existence des corps politiques, le duo formé par Raphaël Enthoven et Adèle Van Reeth débattra de la jouissance, qui dépasse «le domaine de la sexualité». Dans son spectacle «La philosophie enseignée à ma chouette», le comédien et philosophe Yves Cusset réalisera quant à lui un «voyage initiatique, absurde et drôle, au pays des idées philosophiques». Les enfants seront aussi à l'honneur avec les ateliers-philo de Christophe Nicolas, journaliste au magazine de jeunesse Astrapi, quand les plus grands pourront écouter Jean-Paul Kauffmann démontrer dans un éloge du «vin libre» que «l'amateur de Bordeaux est un homme délivré». L'académicien Michel Serres, qui fait du décloisonnement des savoirs l'une des exigences de la philosophie, conclura le festival.
    De la bibliothèque universitaire où s'exposent les grands textes à la cave viticole où reposent les grands crus, il n'y a parfois qu'un pas, qu'avait franchi Louis Pasteur en 1882 quand il déclarait: «Il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres». Les visiteurs de Philosophia ne renâclent certainement pas à la lecture, mais ils font au moins le pari qu'un bon verre de Saint-Emilion, qui plus est lorsqu'il est partagé avec des philosophes, peut aider à penser, sans modération.

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    lundi 22 mai 2017

    Lengua y cultura francesa en el mundo

    Qui est Françoise Nyssen, la nouvelle ministre de la Culture du gouvernement Édouard Philippe


    AFP
    Qui est Françoise Nyssen, la nouvelle ministre de la Culture du gouvernement Édouard Philippe
    GOUVERNEMENT - Elle succède rue de Valois à Audrey Azoulay qui occupait le poste depuis le 11 février 2016. Nommée ce mercredi ministre de la Culture, la présidente de la maison d'édition Actes Sud, Françoise Nyssen, 65 ans, est connue pour son engagement citoyen et une détermination sans faille qui a fait d'une "petite" maison l'un des fleurons de l'édition française.
    Française née en Belgique le 9 juin 1951, Françoise Nyssen est l'heureuse éditrice de trois Prix Goncourt (Laurent Gaudé, Jérôme Ferrari et Mathias Enard) et de deux prix Nobel de littérature (Imre Kertész et Svetlana Alexievitch). Engagée et défricheuse en littérature, elle a publié des auteurs comme l'Algérien Kamel Daoud, le Britannique Salman Rushdie, la Turque Asli Erdogan ou l'Américain Paul Auster.
    Mais sa maison peut aussi se targuer d'être l'éditeur de la série de polars suédois "Millenium", imaginée par Stieg Larsson et poursuivie par David Lagercrantz ou du best-seller mondial "Le charme discret de l'intestin" de l'Allemande Giulia Enders. Sous sa houlette, Actes Sud est passé du statut d'éditeur discret à celui d'éditeur en vue.
    Une figure respectée du monde de la culture
    Silhouette longiligne, cheveux poivre et sel coupés au carré, fines lunettes rondes, cultivant une allure élégante et décontractée, Françoise Nyssen avait elle-même guidé le candidat Emmanuel Macron lors de sa visite au Salon du livre de Paris au printemps. Appelée à rejoindre dès le commencement les éditions Actes Sud, fondées à Arles en 1978 par son père Hubert Nyssen (1925-2011), Françoise Nyssen dirige la maison depuis le début des années 80.
    Au départ pourtant, rien ne la destinait à devenir éditrice. Elle a acquis à Bruxelles une formation de chimiste et fait des recherches en biologie moléculaire. Elle a également un diplôme d'urbanisme. En tant qu'éditrice elle affirme continuer à appliquer la maxime de son fondateur "éditer, c'est découvrir".
    Au fil des ans, Actes Sud est devenu un des plus importants éditeurs français composé d'une galaxie d'éditeurs (Payot & Rivages, Le Rouergue, Jacqueline Chambon, Sindbad...), qui a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de 85 millions d'euros.
    Parallèlement, passionnée de musique, elle est l'un des membres fondateurs de l'Association culturelle du Méjan dont l'objet est d'organiser des concerts, des expositions, des rencontres littéraires, cinématographiques au Passage du Méjan à Arles qui est son lieu de vie et le siège social des éditions.
    En 2014, elle crée avec son mari Jean-Paul Capitani, directeur du développement du groupe Actes Sud, l'école du Domaine du possible à Arles, école innovante, active (sur le modèles écoles Freinet ou Montessori) fondée sur la coopération et la bienveillance.
    Elle devrait effectuer ses premiers pas en tant que ministre de la Culture lors du festival de Cannes qui s'ouvre ce mercredi. Il était prévu qu'elle reçoive un prix pour une collection de livres de cinéma qu'elle publie depuis 25 ans en partenariat avec l'Institut Lumière. L'an passé, l'éditrice est entrée à la commission de l'avance sur recettes, présidée par Teresa Cremisi, ancienne PDG de Flammarion.
    Réagissant à sa nomination, le président du festival de Cannes, Pierre Lescure a écrit sur son compte Twitter: "Françoise Nyssen, ministre de la Culture... Quel bon choix, quelle bonne nouvelle pour ce ministère!".
    http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/17/qui-est-francoise-nyssen-la-nouvelle-ministre-de-la-culture-du_a_22095373/