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vendredi 24 février 2017

Ces fautes d'orthographe courantes à ne plus faire

Pluriel des noms composés, redoublement de consonnes, accord des nombres... La rédaction du Figaro a répertorié pour ce dernier épisode sur les fautes de français, quatre erreurs à ne plus faire.
L'orthographe, ce totem et tabou de la langue française. Tantôt érigée sur un piédestal tantôt esquintée et battue en brèche, celle qui répond de notre communication et compréhension à l'écrit comme à l'oral s'avère bien difficile à maîtriser.
Nul n'est besoin de délayer notre argumentation sur des pages. Encore moins sur internet! Les subtilités de la langue de Molière sont un fait. Bien souvent pernicieuses et déconcertantes, ces dernières n'en font pas moins sa beauté et son prestige. Afin de parfaire notre vocable, Le Figaro vous propose pour ce cinquième volet des fautes d'orthographe, un résumé de nos erreurs les plus courantes au quotidien.
● Des yeux vert clair et des yeux bleu-gris
Les adjectifs de couleur dits simples (rouge, noir, bleu...) s'accordent en genre et nombre avec le nom. Exemple : «Des souris vertes», «des cheveux noirs», «une barbe rousse»...
Mais attention, lorsqu'un nom commun est pris adjectivement, il reste invariable. Pour n'en citer que quelques-uns: azur, caramel, abricot, brique, champagne.Exemple : des «cheveux marron», des «robes pivoine», des «chaussures (de la couleur de l') orange». 
Cinq exceptions néanmoins sont notables: rose, mauve, pourpre, écarlate, et fauve. Tous sont variables. 
À ces règles et particularités, nous préciserons que deux adjectifs accolés dans une phrase pour désigner une couleur seront toujours invariables. Exemple : des cheveux blond foncé.
Mais s'ils sont employés comme noms de couleur et non plus comme des adjectifs, il faudra leur donner la marque du pluriel: «des jaunes pâles», comprenez «des jaunes qui sont pâles».
Précision : Si ces deux adjectifs sont tous deux des couleurs alors on leur ajoutera un trait d'union. Exemple : des yeux bleu-vert. 
Dernière petite subtilité: On écrit des «drapeaux rouge, blanc, vert» si l'on insinue que chaque drapeau est tricolore. À l'inverse, on écrit des «drapeaux rouges, blancs, verts» si chaque couleur se renvoie à un drapeau (il y a des drapeaux rouges, des blancs et des verts).
● Le redoublement de la consonne
Pour apprécier les subtilités des redoublements consonantiques, la rédaction a réuni en un court tableau les dix mots les plus écorchés à l'écrit.

● Des arrière-pensées, savoir-faire, des arcs-en-ciel
-Le pluriel des noms composés est redoutable. Voici néanmoins quelques règles, issues du Kit de Secours pour les nuls de Julien Soulié, afin de ne plus les craindre.
Lorsque deux noms sont unis par un tiret, ils prendront tous deux la marque du pluriel. Exemple : «des bars-tabacs». Toutefois, si l'un des deux noms est un point cardinal, celui-ci restera invariable (Les Sud-Coréens). De même, si l'un des deux noms sous-entend une préposition, on n'accordera que son premier membre. Exemple : des années-lumière (des années de lumière), des cocottes-minute (des cocottes en une minute)...
Précision : Quand le nom composé provient d'une locution verbale, celui-ci est invariable. On écrit: «mettre le pied à terre mais «des pied-à-terre», être en tête à tête et «des tête-à-tête».
-Quand le nom composé est constitué d'un verbe, d'un adverbe ou d'une préposition, il sera toujours invariable.
Exemples : «Des arrière-pensées» [adv. + nom], «des entre-temps» [préposition + nom], «des savoir-faire» [verbe + verbe], «des porte-parole» [verbe + nom]...
Exceptions : Lorsqu'«aide» et «garde» se rapportent à des personnes, ils deviennent des noms et doivent s'accorder. On écrira ainsi: des «aides-soignants», des «gardes-malades». À l'inverse, lorsque les verbes désignent des choses, ils redeviennent des verbes. On notera alors: des «garde-robes».
- Concernant les noms composés d'un nom et d'un adjectif, le pluriel s'applique aux deux termes.
Exemples: «des grands-parents», «des sourdes-muettes», «des wagons-lits», «des cerfs-volants», «des petits-suisses», «des allers-retours»... Exceptions : Demi et nu sont toujours invariables.

● Un million, deux millions et cent millions
Quand faut-il mettre un «s» aux numéraux? Rien de plus simple, nous précise Julien Soulié dans son livre. 
La règle de l'invariabilité vaut pour tous les numéraux cardinaux. Cent et vingt prennent la marque du pluriel lorsqu'ils ne sont jamais suivis d'un autre adjectif numéral. Exemple : «quatre-vingts» mais «quatre-vingt-dix», «cinq cents» mais «cinq cent cinquante».
Qu'en est-il de million, milliard ou millier? En apparence «adjectifs numéraux», ceux-ci sont en réalité des noms et ne répondent donc pas aux règles présentées ci-dessus. On fera par conséquent l'accord. Exemple : «dix milliers d'individus», «cent milliards» et «quatre-vingts millions».
Petite exception tout de même! Lorsque les nombres sont employés dans les tournures: «à la page quatre-vingt» ou «dans les années quatre-vingt», ces dernières ne prendront jamais de «s».
Voici donc notre dernier volet des erreurs de langage à éviter au quotidien. N'hésitez pas à nous faire parvenir les coquilles qui vous hérisseraient le poil... Le Figaro vous concoctera à la fin de cette semaine un test afin de mesurer l'étendue de vos connaissances. À vos crayons!

Alice Develey, Le Figaro 



jeudi 23 février 2017

Les feuilles mortes, Jacques Prévert


Oh! Je voudrais tant que tu te souviennes
des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là la vie était plus belle
et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle...
Tu vois je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
les souvenirs et les regrets aussi
et le vent du nord les emporte
dans la nuit froide de l'oubli
Tu vois je n'ai pas oublié
la chanson que tu me chantais.

C'est une chanson qui nous ressemble 
Toi tu m'aimais 
et je t'aimais 
Et nous vivions tous deux ensemble
toi qui m'aimais 
et que j'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
tout doucement 
sans faire de bruit 
et la mer efface sur la sable 
les pas des amants désunis
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle 
les souvenirs et les regrets aussi 
Mais mon amour silencieux et fidèle 
sourit toujours et remercie la vie 
Je t'aimais tant tu étais si jolie 
Comment veux-tu que je t'oublie  
En ce temps-là la vie était plus belle 
et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui 
Tu étais ma plus douce amie... 
Mais je n'ai que faire des regrets 
Et la chanson que tu chantais 
toujours toujours je l'entendrai 

C'est une chanson qui nous ressemble 
Toi tu m'aimais 
et je t'aimais 
Et nous vivions tous deux ensemble
toi qui m'aimais 
et que j'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
tout doucement 
sans faire de bruit 
et la mer efface sur la sable 
les pas des amants désunis.

mercredi 22 février 2017

Quelques expressions étranges à ne surtout pas prendre au premier degré



«Avoir la patate», «prendre son pied»... Ce n'est un secret pour personne : la langue française foisonne de formules imagées. Mais que se passerait-il si l'on prenait ces locutions au pied de la lettre ? Le Figaro revient sur leur drôle d'histoire.

Étrange? C'est le mot! Tendez plutôt l'oreille. «Il m'a posé un lapin», «tu as le cœur sur la main», «elle lui a savonné la planche»... Pas une conversation ne passe au quotidien sans qu'une expression imagée ne vienne l'investir. 
Si elles demeurent, pour la plupart, bien audibles, certaines d'entre elles n'en restent pas moins, prises au premier degré, capillotractées voire absurdes. Que comprendre en effet dans des expressions comme «avoir un chat dans la gorge», «casser du sucre sur le dos de quelqu'un» ou encore «avoir des fourmis dans les jambes»?
Le Figaro a mené l'enquête et vous propose, grâce à l'ouvrage de Georges Planelles Les 1001 expressions préférées des Français, de redécouvrir le sens caché de formules parfois millénaires...
● Mange ton assiette!
Et bois ton verre! Voilà qui peut laisser pantois. Comment diable serait-il possible de déguster sa vaisselle? Avec les dents en acier de Requin dans James Bond? Tant s'en faut! Ces métonymies sont à l'image des locutions culinaires qui truffent notre vocabulaire: à prendre au second degré. Ne faut-il pas voir ici une incitation à croquer littéralement son plat et dissoudre sa chope, mais une exhortation à terminer les contenus de leurs contenants. 
En miroir de ces figures de style, on retrouve par exemple rangée sur les étagères de nos cuisines l'expression: «ne pas être dans son assiette». Une locution selon toute vraisemblance née au XVIe siècle. Le mot «assiette» étroitement lié au verbe «asseoir» se retrouvait sous la plume de Montaigne dans le sens de «position», «manière d'être assis» puis, de manière figurée: «état d'esprit». Depuis lors, «ne pas être dans son assiette» a signifié «ne pas être dans son état normal» ou de façon plus familière «être à côté de ses baskets».
Autrement plus absurde que la figure «bois ton verre», on retrouve la formule «boire un coup». Au XIVe siècle, précise Georges Planelles dans son livre, le mot «coup» désigne une quantité de liquide: une mesure que l'on ne boit qu'en une seule fois ou d'un seul trait. Par vases communicants, celle que l'on ne prenait que d'un seul «coup», a fini par donner l'expression que l'on connaît aujourd'hui.
Qu'en est-il de notre «cordon-bleu»? Viendrait-elle du goût savoureux de l'escalope panée? Loin de là. L'origine de la formule est en effet bien éloignée des fourneaux de nos chers cuisiniers. Elle serait née en réalité à la cour. Le «cordon-bleu» était originellement une décoration de prestige (liées à un ruban bleu) que remettait le roi à des personnes méritantes.
On notera aussi les formules «être chocolat» (avoir été dupé), «avoir la patate» (expression argotique née au début du XXe siècle) ou encore «casser du sucre sur le dos de quelqu'un», une locution encore controversée qui serait néanmoins née au XIXe siècle, à la fois du verbe «casser», en argot: «médire» et de la locution «paroles sucrées», synonyme de «flatteries».
● Crocodile, fourmis et chat dans la gorge
Avaler des couleuvres: voilà une expression qui joint le fond et la forme! Peu ragoûtante visuellement et encore moins sympathique pour celui qui doit la subir, la locution qui signifie à la fois «gober n'importe quoi» et «éprouver des difficultés sans pouvoir se plaindre» possède deux origines possibles. La première remonterait à un temps où il était commun, pour se venger de ses proches, de les inviter à manger chez soi et de leur servir, sans qu'ils ne s'en rendent compte, des couleuvres mêlées à des anguilles. La seconde, remonterait à son origine paronymique avec le mot «couleur». Un terme qui symbolisait, du XVe au XVIIe, la perfidie (et notamment celle du Diable, souvent représenté sous la forme d'un serpent). 
Dans le même registre, on retrouve le chat dans la gorge. Celui-ci serait apparu du fait d'une confusion entre deux mots: le matou et le maton, l'autre nom de «lait caillé, grumeaux». Lorsqu'un individu était malade et qu'il avait des glaires au fond de la gorge, on assimilait sa voix enrouée au «maton» qui pouvait parfois boucher des conduits. C'est l'usage qui fera la suite en lui préférant le «matou» puis le «chat dans la gorge». Chat alors!
Si les animaux sont très utiles pour définir des stimuli organiques, les fourmis pour leur part ne sont pas en reste. On les retrouve ainsi dans l'expression «avoir des fourmis dans les jambes». Une locution née au début du XIXe siècle, pour imager les sensations de picotements qui parcourent l'un de nos membres. Une sensation qui serait similaire à celle que susciterait un bataillon de fourmis sur notre peau.
Parmi les innombrables expressions animales du dictionnaire, on relèvera également les «larmes de crocodile», vraisemblablement issues de l'Antiquité et plus précisément de l'Égypte. Selon la légende, les gros reptiles poussaient de grands gémissements, jusqu'à en cracher d'immenses larmes, afin d'attirer leurs gibiers. Cette parade traversera le temps pour désigner des individus hypocrites allant jusqu'à tirer des larmes pour mieux attirer la compassion.
● Prendre son pied jusqu'à en rester baba
Remettons-nous dans le contexte: sans internet. Pour obtenir les derniers potins et répandre des médisances, il était d'usage de se rendre au lavoir. Là-bas, les femmes y lavaient leur linge sale à l'aide de savon, tout en les battant au rythme de leurs conversations. L'image de ce «savon passé et repassé pour médire» passa dans la langue vernaculaire au XVIIe siècle, pour donner l'expression «laver la tête», à savoir «donner des coups». Par extension, celle-ci prit le sens de «gronder», «disputer» et finalement «passer un savon».
Qu'en est-il de l'éponge que l'on jette lorsqu'on «abandonne quelque chose»? Synonyme d'échec ou de capitulation, l'expression «jeter l'éponge» signifiait stricto sensu dans le noble art, le lancer de l'éponge du soigneur, qui, inapte à pouvoir ressaisir son boxeur amoché ou assommé (en lui rafraîchissant le visage) signalait ainsi à l'arbitre la fin du combat.
Pas question de combat ou de rixe concernant la locution «prendre son pied». Au XIXe siècle, le pied désigne, dans l'argot des voleurs, «une part» du butin. Dire «j'en ai mon pied» signifie ni plus ni moins: «j'ai ma ration». Par extension, le sens a dérivé pour aller jusque dans les draps de madame et de monsieur. Aujourd'hui l'expression s'emploie pour parler d'un plaisir intense.
La formule a de quoi laisser baba. Et pour cause! À l'origine le mot est issu du bas latin batare «ouvrir la bouche, ébahir». Il réfléchit à la fois l'idée de stupéfaction et d'étonnement. Rien à voir néanmoins avec l'expression «l'avoir dans le baba» qui se rapporte pour sa part à une partie du corps située sous la ceinture...

Alice Develey, Le Figaro 

mardi 21 février 2017

L’HISTOIRE (TUMULTUEUSE) DE LA CONSTRUCTION DE LA TOUR EIFFEL

Le 31 Mars 1889, la Tour Eiffel fut inaugurée après deux ans et deux mois de construction. Ce qui était alors le plus haut bâtiment du monde créé par l’homme devait être le monument phare de l’Exposition Universelle de 1889, dont le thème était la Révolution Française.
Une tour qui devait être le symbole de la célébration du progrès des sciences et de la technique en France depuis 1789, mais dont la construction suscita de vives polémiques, notamment de la part d’artistes et intellectuels français qui publièrent divers pamphlets et articles contre cette « Tour de Babel ».
D’abord provisoire, puis menacée de destruction, la Tour Eiffel connut pourtant un succès immédiat dès son ouverture pour l’Exposition Universelle de 1889. Un monument qui sut s’imposer malgré les polémiques, devenu aujourd’hui le plus célèbre du monde.

Les plans

La conception de la Tour Eiffel fut initiée par Maurice Koechlin et Émile Nouguier, deux ingénieurs qui travaillaient pour la Compagnie des Établissements Eiffel. D’abord dubitatif, Gustave Eiffel racheta aux deux ingénieurs les droits qu’ils possédaient sur le brevet, puis présenta sa tour en 1885. Un monument qui sera le symbole de l’ingénierie moderne et des progrès industriels et scientifiques réalisés tout au long du 19e siècle. 
En 1886, Gustave Eiffel finira 3ème du concours, et signera avec le gouvernement une convention lui permettant de construire sa tour.
La convention signée le 8 juillet 1887 stipulait qu’à partir du 1er janvier 1890, Gustave Eiffel pouvait jouir librement de l’exploitation commerciale de sa tour pour une durée de vingt ans, après quoi la Ville de Paris se substituerait à l’État pour en devenir l’unique propriétaire. 
Les travaux des fondations débutèrent le 28 Janvier 1887.  
Plus de 300 ouvriers furent en charge de l’assemblage de la structure. Un travail nécessitant un haut degré de précision, notamment pour le rivetage des poutres, élevées grâce à un procédé en 3 étapes mis au point par Eiffel. Pour schématiser, la Tour Eiffel fut réalisée comme un meccano géant…

Les critiques

Rapidement, de nombreuses personnes s’interrogent sur l’esthétique et  l’utilité de cette tour. Les journaux quant à eux doutent de  la solidité du bâtiment, et parient sur son échec à coup de unes sensationnelles telles que « Le Suicide Eiffel » dès qu’un évènement retarde la construction. Enfin, des habitants du quartier du Champ de Mars, effrayés par l’idée que la tour puisse leur tomber dessus, iront même jusqu’à intenter un procès à l’État. 
Mais le point culminant de cette critique sera la lettre ouverte d’artiste contre la Tour Eiffel, publiée dans le journal Le Temps le 14 février 1887, et signée par de grands noms comme Joris-Karl Huysmans, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas Fils ou encore Charles Garnier, et dont voici un extrait :
 Protestation contre la Tour de M. Eiffel
Le 14 février 1887
Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté, jusqu’ici intacte, de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l’art et de l’histoire français menacés, contre l’érection, en plein cœur de notre capitale, de l’inutile et monstrueuse Tour Eiffel, que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d’esprit de justice, a déjà baptisée du nom de « Tour de Babel ».
Sans tomber dans l’exaltation du chauvinisme, nous avons le droit de proclamer bien haut que Paris est la ville sans rivale dans le monde. Au-dessus de ses rues, de ses boulevards élargis, du milieu de ses magnifiques promenades, surgissent les plus nobles monuments que le genre humain ait enfantés. L’âme de la France, créatrice de chefs-d’œuvre, resplendit parmi cette floraison auguste de pierres. L’Italie, l’Allemagne, les Flandres, si fières à juste titre de leur héritage artistique, ne possèdent rien qui soit comparable au nôtre, et de tous les coins de l’univers Paris attire les curiosités et les admirations.
Allons-nous donc laisser profaner tout cela ? La ville de Paris va-t-elle donc s’associer plus longtemps aux baroques, aux mercantiles imaginations d’un constructeur de machines, pour s’enlaidir irréparablement et se déshonorer ?[…]

L’inauguration

En Mars 1898, le plus gros de la structure était achevé, et le 31 mars Eiffel inaugura le monument avec le gouvernement et la presse au sommet de la tour. À l’ouverture de l’Exposition Universelle, les ascenseurs ne fonctionnaient pas encore, ce qui n’empêcha pas près de 30 000 visiteurs de gravir chaque jour les 1710 marches du géant de fer. 


Le succès
Alors que la Mairie de Paris, devenue propriétaire de la Tour après les 20 ans de concession de Gustave Eiffel, projetait de détruire la tour, son succès, mais surtout son cadre unique permettant de réaliser de nombreuses expériences scientifiques retardera sa destruction. 
L’installation d’une antenne de téléphonie sans fil à partir de 1903 affirmera définitivement l’intérêt public de la tour, qui sera confirmé quelques années plus tard par son succès toujours plus nombreux auprès des touristes du monde entier.
Rapidement devenu un symbole de Paris et de la France, ses détracteurs d’origine reconnaitront le caractère avant-gardiste de la tour, et, aujourd’hui encore, la Tour Eiffel est le monument payant le plus visité au monde.

PARIS REPORTAGE, Un jour de plus à Paris 

lundi 20 février 2017

Les 15 meilleures citations sur la France

La beauté et la richesse du terroir français ont inspiré énormément d'artistes séduits par la diversité culturelle française. De cet amour inconditionnel pour la France, certains ont pris leur plus belle plume pour conter leur ressenti et exprimer leur passion pour la gastronomie, les paysages mais également les us et coutumes de chez nous. Découvrez le top 15 des plus belles citations de célébrités, qu'elles soient poétiques, amoureuses ou drôles :


1 – La France vue par Pierre Perret (auteur-compositeur-interprète français)

 «La France sans Paris, c’est comme un gigot sans moutarde.» 


2 – La France vue par Hugo Grotius (juriste des Pays Bas)

«La France, le plus beau royaume après celui du ciel.»


3 – La Provence vue par Yvan Audouard (homme de lettres français)

«En Provence, le soleil se lève deux fois : le matin et après la sieste.» 

4 – La Côte d’Azur vue par Jean Cocteau (poète, graphiste, dessinateur, dramaturge, et cinéaste français)

« La Côte d’Azur est la serre où poussent les racines. Paris est la boutique où on vend les fleurs. »

5 – Les Alpes vues par Victor Hugo (poète, dramaturge et prosateur romantique français)

«La continuité des grands spectacles nous fait sublimes et stupides. Dans les Alpes, on est aigle ou crétin.»

6 – Marseille vue par Emile Zola (écrivain et journaliste français)

« Il lui rappela joyeusement quand les rougets grillés parurent, un déjeuner qu’ils avaient fait ensemble à Marseille autrefois. Ah Marseille, la seule ville où l’on mange. »

7 – La Bretagne vue par Coluche (humoriste et comédien français)

«C’est joli la Bretagne et puis c’est pas loin de la France.»

8 – Lyon vue par Léon Daudet (écrivain, journaliste et homme politique français)

«Lyon est une ville arrosée par trois grands fleuve : le Rhône, la Saône et le Beaujolais !»

9 – Paris vu par Jules Renard (écrivain et auteur dramatique français)

«Ajoutez deux lettres à Paris : c’est le paradis.»

10 – La Normandie vue par Henri Monnier (caricaturiste, illustrateur, dramaturge et acteur français)

«Que la nature est prévoyante ! Elle fait pousser des pommes en Normandie sachant que les indigènes de cette province ne boivent que du cidre.» 

11 –  Paris vue par Victor Hugo (poète, dramaturge et prosateur romantique français)

«Respirer Paris, cela conserve l’âme.»

12 – Paris vue par Guillaume Apollinaire (poète et écrivain français)

« Passent les jours et passent les semaines, ni le temps ni les amours reviennent, sous le pont Mirabeau coule la Seine. »

13 – Lyon vue par Boris Vian  (écrivain, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz français)

« La Légion d’honneur de Lyon ? La rosette ! »

14 – Les Parisiens vus par Alexandre Dumas (écrivain français)

« Dieu a inventé le Parisien pour que les étrangers ne puissent rien comprendre aux Français. » 

15 – La France vue par Jaochim du Bellay (poète français)

« La France, mère des arts, des armes et des lois »


Les Petits Frenchies, le